Un badge qui ne dit pas exactement ce qu'il vérifie ne vaut rien. Voici les sept contrôles, et les quatre choses qu'il ne prétend pas garantir.
« Débit vérifié » signifie que le dossier est complet et que ses chiffres sont recoupables avec un modèle. Ce n'est pas un label de qualité, encore moins un avis sur la solidité de l'ouvrage.
Ils portent tous sur une chose : ce qu'on peut affirmer d'un dossier sans se prononcer sur la conception. Aucun ne juge le projet ; ils constatent qu'il est complet et cohérent.
Le badge est tout ou rien. Un seul contrôle en échec et il ne se pose pas — y compris si l'auteur le demande, y compris si le plan est excellent par ailleurs.
C'est la partie la plus importante de cette page, et celle qu'on aurait intérêt à taire.
Un plan de pergola peut porter le badge et rester sous-dimensionné pour une région de montagne. Le badge parle du dossier, pas de l'ouvrage. Ce qu'aucun plan ne garantit reste vrai avec ou sans badge.
Au-delà de 6 m, on sort des longueurs vendues en négoce courant. La pièce existe sur le dessin, mais elle ne s'achète pas : il faut la commander en longueur spéciale, ou l'abouter — et un aboutement n'est pas un détail de mise en œuvre, c'est une décision de structure.
Un dossier qui contient une pièce de 7 m sans le dire laisse l'acheteur le découvrir au magasin. Le contrôle refuse simplement de certifier ce cas-là.
Le badge s'est déjà posé, une fois, sur un plan vide : ni pièce, ni étape, ni fichier, vendu 29 €. Il avait été demandé par le formulaire de publication, et le serveur l'avait cru. C'est ce qui a fait écrire ces contrôles.
Depuis, trois règles tiennent la promesse :
Ce que ces contrôles ne font pas encore. Ils vérifient qu'un fichier de conception accompagne la liste de débit, pas que le moteur a recalculé le débit depuis ce fichier et retrouvé les mêmes chiffres. Ce recoupement automatique existe et tourne sur des modèles réels ; il sera branché sur la publication. Le badge dira alors quelque chose de plus fort.